Costa Rica Stage 10

Le gros Etienne prend sa vengeance !

27/12/2013

Etienne Samson participe présentement à la Vuelta Costa Rica avec l’équipe composite 1% For the planet.

 

La 10e étape de la Vuelta, longue de 140 kilomètres reliait Parrita et Perez-Zeledon. Les premiers 100 kilomètres se déroulaient en bord de mer, avec pratiquement aucun dénivelé. Le reste, par contre, était composé d’une ascension de catégorie 1, suivie de sa descente.

Pour une fois, je me sentais vraiment bien. Parfois, il n’y a vraiment rien à comprendre dans la forme qu’on a. Après 9 étapes, j’étais bien, alors qu’à 3, je voulais mourir. Pendant les 50 premiers kilomètres, j’ai vraiment tout fait pour m’échapper, mais rien ne marchait. Finalement, Ryan et Julien se sont sauvés dans un groupe d’environ 15 coureurs. Sur le coup, j’étais vraiment déçu d’avoir raté le « move », mais en fin de compte, c’était bien mieux ainsi. JPS, l’équipe du maillot jaune, a mené une chasse très soutenue. L’échappée a donc commencé l’ascension avec moins de deux minutes d’avance.

Lorsque nous avons attaqué la montée, j’avais beau être dans une bonne journée, je n’ai pas fait long feu. Cependant, pour une fois, j’ai pu larguer des « pygmées ». Avec mon coéquipier Anton, nous formons un duo à l’allure étrange : « los gordos de Canada », Anton et moi étant dans les plus grands et lourds du peloton. Durant l’ascension, nous avons rattrapé plusieurs coureurs, dont nos coéquipiers Gavriel et Ryan. À un certain moment, un petit Colombien se lamente derrière moi, j’ai donc ralenti un peu, mais pas trop, juste pour le faire souffrir un peu. « TIENS, C’EST COMME ÇA QU’ON SE SENT QUAND ON EST SAUTÉ ET QUE PERSONNE NE T’AIDE ! »

Après avoir basculé au sommet, nous nous sommes lancés dans une descente assez vertigineuse. Puis, encore des cotes, alors que le gros monsieur au sommet m’avait dit que c’était la dernière… Il y a toujours quelqu’un qui te dit que c’est la dernière côte, pis c’est jamais vrai ! Nous avons quand même passé la ligne d’arrivée, 22 minutes derrière le gagnant de l’étape, encore la maillot jaune, Juan Carlos Rojas. Pas si mal.

Haut